Au lendemain de l'annonce de la DNCG, c'est un coup de massue qui s'est abattue sur l'OL. Seulement, ces contraintes vont-elles vraiment restreindre le club dans ses choix ? Il faudra avant tout redoubler d'inventivité et surtout se séparer des salaires d'indésirables qui pullulent les comptes.
Celle-là, il n’avait certainement pas dû la voir venir. Autant la décision de prendre un peu plus de temps plus éplucher tout le nouveau projet n’avait pas surpris outre mesure John Textor et l’OL, autant mardi, ce fut la douche froide à l’OL. La canicule ambiante qui règne entre Rhône et Saône a laissé place à un climat glacial au moment du communiqué de la DNCG. Les feux verts attendus par le propriétaire américain après l’envoi des documents complémentaires souhaités par la DNCG ne sont jamais venus.
Ils peuvent toujours passer de l'orange au vert si l’OL fait appel de la décision comme communiqué mardi, mais à l’instant T, c’est bien les mains liées qu’aura le club lyonnais pour la saison prochaine. Si à partir du 1er septembre prochain, la décision de la DNCG n’aura plus vraiment d’incidence sur le projet sportif de Laurent Blanc, les deux prochains mois risquent d’être bien différents de ce qui était prévu à la base.
Textor pris à son propre piège ?
En annonçant un encadrement de la masse salariale ainsi qu’un regard avisé sur les transferts entrants, le gendarme financier a envoyé John Textor dans les cordes. Est-ce une façon de montrer qu’en France, ce n’est pas la foire au n’importe quoi et qu’il faut des garanties solides ? Ou tout simplement que le projet de l’Américain est trop bancal ? Difficile de se faire une réelle opinion, les raisons de l’échec ne pouvant être dévoilées au grand public.
Néanmoins, cela reste un sacré coup porté par la DNCG au projet souhaité par John Textor quand certains clubs ont réussi à passer entre les gouttes ces dernières années. En informant un budget à la baisse, le patron lyonnais contraint désormais son club à rester dans ces clous indiqués... À partir de ce mercredi, la stratégie économique pour le mercato a pris un virage bien différent. La piste menant à Christian Pulisic a pris du plomb dans l'aile, encore un peu plus qu'au moment où l'Américain a annoncé ne vouloir que l'AC Milan.
L’OL a les mains liées et toute sortie d’argent pour se renforcer devra entraîner une ou plusieurs entrées compensatrices. À l’instant T, le club lyonnais ne peut plus faire un effort financier pour convaincre Pulisic de signer. Il va falloir vendre et le dossier Castello Lukeba risque très certainement de s’accélérer dans les prochaines heures et jours. L’OL voulait déjà se débarrasser de gros salaires, cela en devient presque une nécessité dorénavant pour montrer patte blanche à la DNCG en vue du prochain examen de contrôle dans douze mois. Néanmoins, cette décision sonne-t-elle comme la fin des ambitions lyonnaises sur le mercato ?
Louis-Jean a connu cette situation à l'OM
Dans les faits, avec l’absence de Coupe d’Europe, le club lyonnais se retrouvait déjà dans le dur niveau attractivité. Avec l’encadrement de la masse salariale, il ne pourra juste plus se permettre de faire des folies et ce n’est peut-être pas une mauvaise chose. Quand il aurait pu être amené à surpayer un joueur pour le convaincre de venir entre Rhône et Saône, même sans Europe, l’OL va devoir se restreindre. Comme il faut trouver un peu d’optimisme en ces temps agités dans la capitale des Gaules, l’OM avait également eu le droit à un encadrement de la masse salariale en 2021-2022.
Le club marseillais était certes qualifié pour la Ligue Europa et un peu plus attractif. Seulement, il a dû la jouer malin et avait comme chef du recrutement un certain Matthieu Louis-Jean. Les Phocéens avaient réussi à attirer Mattéo Guendouzi, William Saliba et Amine Harit en prêt tandis que 30 millions d'euros avaient été dépensés pour 8 renforts. Dans le même temps, l'OM avait largement dégraissé son effectif avec les départs de lourds salaires libres (Thauvin, Germain) ou vendus (Benedetto, M. Lopez).
Débarqué à l’OL il y a quelques semaines, Louis-Jean va avoir du pain sur la planche et va devoir user des compétences tant de fois mises en avant ces derniers temps. L'OL va peut-être devoir revenir aux recettes qui ont fait son succès en retrouvant des paris gagnants comme à l'époque des Diarra et Essien. Sans dire qu'ils connaitront le même destin, les achats d'Alvero et Mata rentrent dans cette logique. Une logique où la data aura certainement encore plus sa place et qui a l’avantage d’avoir en son sein avec Louis-Jean un homme qui a déjà connu ce cas de figure restrictif. Ça ne rend pas le ciel décinois plus bleu, mais peut-être moins nuageux ?

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