Dans un match capital comme celui face à Clermont, l’OL a montré deux visages. Une face conquérante en seconde mi-temps qui n’a pas été suffisante pour rattraper le retard pris en première.
C’était le match à ne surtout pas perdre, celui qui devait enfin impulser une dynamique positive entre Rhône et Saône. Malheureusement, comme c’est souvent le cas depuis plusieurs mois, l’OL a manqué ce rendez-vous face à Clermont (1-2), dimanche soir. Défait pour la 6e fois de la saison, le club lyonnais est désormais lanterne rouge de Ligue 1. Un constat d’échec qui ne semble pas préoccuper John Textor mais l’urgence est bel et bien là avec trois points au compteur. Pourtant, dans ce match de la peur, l’OL n’a pas montré le visage d’une équipe qui joue une partie de sa survie dans l’élite.
Cueillis à froid dès la 10e minute par Clermont, les Lyonnais ont une nouvelle fois montré deux facettes : attentiste en première, plus entreprenante en deuxième. Mais à 0-2, le mal avait déjà été fait. "Clermont a fait un match pour sa survie. Dans les 15 premières minutes, l’OL n’a pas fait le match qu’il fallait, n’est pas rentré dans ce match pied au plancher, a constaté Yohan Gomez lundi sur le plateau de Tant qu’il y aura des Gones. Il faut gagner les duels, faire mal à l’adversaire et ce n’est pas ce qu’il s’est passé. J’ai vu une équipe qui est entrée au petit trot."
"Il fallait des meurt-de-faim"
Ce match, l’OL l’attendait pourtant depuis deux semaines et le nul face à Lorient. N’ayant certes pris qu’un point quand trois leur tendaient les bras, les joueurs de Fabio Grosso avaient eu deux semaines pour préparer ce rendez-vous capital contre Clermont. Ils ont finalement montré un visage bien loin de celui observé en tribunes où l’excitation de pouvoir compter une première victoire s’était fait sentir bien avant le coup d’envoi. Gomez avançant qu’il "ne suffit pas de porter le maillot de l’OL pour gagner", le milieu formé au club a été rejoint par Laurent Fournier.
Ce dernier a connu la descente en D2 en 1983 avec l’OL et se questionne lui aussi sur les capacités mentales des joueurs actuels à pouvoir jouer une lutte pour le maintien. "Il aurait fallu voir des meurt-de-faim, compte-tenu de l’importance du match, a réagi l’actuel entraîneur de Chartres dans L’Équipe. Mais j’ai eu l’impression que certains n’avaient pas assez envie, que d’autres ne parvenaient pas à avoir le niveau Ligue 1… face à Clermont, c’est grave."
Et si l’odeur du choc contre l’OM révélait enfin cet esprit de la gagne qui fuit les coéquipiers d’Alexandre Lacazette depuis le début de la saison ?
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