Contre Lens, Pierre Sage a choisi de maintenir son 4-3-3 ou 4-1-4-1 malgré l’absence d’Alexandre Lacazette. Un système pas forcément adapté aux qualités de Gift Orban dans cet OL.
Un seul être vous manque et tout est dépeuplé à l’OL ? Sans Alexandre Lacazette, la formation lyonnaise savait très bien qu’il y avait un manque à combler et que ce ne serait pas une mince affaire que d’y remédier. La défaite contre le RC Lens (0-3) l’a prouvé, il est difficile pour l’OL de se passer de son capitaine. Pourtant, en misant sur Gift Orban durant l’hiver, les dirigeants du club avaient fait en sorte d’apporter une alternative qui se voulait crédible au numéro 10 lyonnais, si absence, il devait y avoir.
Là n’est pas le lieu pour jeter la pierre sur l’attaquant nigérian arrivé il y a seulement un mois et demi ou mettre la défaite dominicale sur son compte. Bien au contraire, il n’a certes pas été étincelant pendant l’heure de jeu passée sur le terrain, mais tout n’a pas été à jeter malgré les critiques. Les grosses situations chaudes de l’OL en première mi-temps ont été pour la plupart la conclusion d’un vrai travail dos au but d’Orban et d’un jeu de déviation permettant des transitions rapides. Non, dimanche soir, après ce 12e revers de la saison, la question est bien de savoir si l’OL n’a pas déjoué en restant sur un 4-3-3 ou 4-1-4-1, système préférentiel de Pierre Sage.
Lacazette, un profil qui permet au bloc de remonter
L’entraîneur lyonnais a certainement pensé avoir trouvé la tactique sur laquelle s’appuyer et la bonne dynamique en février l’a conforté dans son idée même s’il n’est pas fermé. Seulement, entre un milieu renforcé et des ailes percutantes, cette formation est avant tout taillée pour un attaquant comme Lacazette. Un joueur capable de jouer dos au but, de redescendre dans une position plus basse pour faire parler sa technique et ainsi lancer une flèche comme Ernest Nuamah ou tout simplement remiser afin de permettre au bloc lyonnais de remonter un cran plus haut et donc d'avoir la possibilité ensuite d'être dans la zone de vérité.
C’est tout ce qui a manqué à l’OL dimanche contre Lens. Les qualités d’Orban ne sont pas les mêmes que celles de Lacazette et quand bien même Nuamah ou Benrahma ont été trouvés, il a manqué de présence devant le but, Orban étant trop redescendu sur le terrain sans que le bloc ne remonte assez pour voir l'attaquant se mettre en position de frappe. "Orban a des qualités différentes de Lacazette, Il a une vraie qualité que sont la profondeur et la vitesse et il faut s’appuyer là-dessus, car techniquement, c’est un cran en dessous", a avancé Nicolas Puydebois sur le plateau de "Tant qu’il y aura des Gones". Sans Lacazette, le 4-3-3 est-il vraiment adapté, d’autant plus face à un système comme le 3-4-3 lensois qui a tant mis en difficulté le bloc lyonnais ? Pas forcément à la vue des qualités d’Orban.
Un schéma avec un meneur plus adapté à Orban ?
Alors oui, dès samedi à Lorient, Alexandre Lacazette devrait être de retour dans le onze lyonnais pour le plus grand bonheur des supporters, un peu moins des Merlus. Seulement, en restant dans la continuité, l’OL s’est peut-être trompé de combat… Bien qu’il ne soit pas dans la forme de sa vie depuis des semaines, la présence d’un Rayan Cherki aurait certainement fait du bien à Gift Orban. Voire imaginer Benrahma dans un rôle plus axial pour laisser le côté à Malick Fofana, plutôt intéressant lors de ses dernières entrées. En tout cas, Orban devrait bien mieux s'exprimer avec un meneur. "Il a besoin de quelqu’un derrière lui pour l’accompagner. Et ça ne doit pas être un milieu relayeur comme Mangala ou Caqueret."
Avec l’appétence de la profondeur de l’ancien de La Gantoise, un distributeur de jeu comme Cherki ne serait pas de trop à l’avenir. On l’avait d’ailleurs vu contre Lille en Coupe de France, le rôle plus axial de Cherki qu'un Nuamah avait permis aux deux offensifs de se mettre en évidence. L'international Espoir avait parfaitement lancé le Nigérian pour son premier but sous les couleurs lyonnaises. Cela n’aurait probablement pas réglé tous les maux lyonnais dimanche, mais peut-être aidé Orban à se mettre un peu plus en lumière et éviter une nouvelle vague de critiques après sa prestation ratée à Metz. Dans le renouveau de l’OL et sa volonté de guérir, savoir retomber sur ses pattes sans son leader offensif est désormais une interrogation à lever. Même si un poteau finalement rentrant de Mangala ou une tête levée de Nuamah auraient pu empêcher tout débat...

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