Jerome Boateng (OL) face à Mattéo Guendouzi (OM) en mai 2022
Jerome Boateng (OL) face à Mattéo Guendouzi (OM) en mai 2022 (Photo by Nicolas TUCAT / AFP)

Ligue 1 : Un OM - OL est "un match qu’il faut aimer jouer"

Dans cette saison sans derby, l’Olympico est peut-être la rencontre qui se rapproche le plus du duel régional en terme d’ambiance. Dans ce genre d’affiches, l’OL a souvent l’habitude de répondre présent, comme transcender par le contexte.

"Un match particulier". Que ce soit à Lyon ou à Marseille, l’Olympico ne laisse personne insensible. Comme une bulle spatio-temporelle dans une saison de Ligue 1, le choc entre l’OM et l’OL est emprunt à une certaine excitation dans les deux camps. Depuis toujours, les confrontations entre les deux équipes n’ont jamais fait de ces duels de simples rencontres. Il y a eu les corrections infligées d’un côté comme de l’autre, les polémiques d’arbitrage ou hors terrains (poupées gonflable, jet de bouteille) mais aussi peut-être le plus beau match de l’histoire du championnat un soir de novembre 2009.

Entre l’OM et l’OL, l’antagonisme est profond et donne encore plus de saveur que ce match peut déjà en avoir entre les deux Olympiques. "Un Olympico est un match assez particulier surtout cette saison sans derby, a déclaré Houssem Aouar vendredi en conférence. On va y aller avec beaucoup d’envie. Il y a toujours une ambiance particulière là-bas. Il faut faire abstraction du contexte, à nous d’être sereins."


Aouar : "De l'attente, de la pression, un match regardé"


Dimanche, le Vélodrome affichera complet avec pas moins de 63 000 spectateurs. Autant de fans qui attendent une réaction de leurs joueurs après la désillusion européenne en milieu de semaine. Dans une spirale négative avec aucun succès en six matchs, l’OM est dos au mur et le sort d’Igor Tudor pourrait bien être décidé en cas de nouvelle contreperformance face à l’OL. A Marseille, le contexte est toujours particulier et comme suspendu dans le temps mais dimanche, les Lyonnais vont devoir se méfier du sursaut d’orgueil des Marseillais.

Laissé sur le banc en Ligue des champions, Dimitri Payet pourrait faire son retour dans le onze avec un esprit revanchard et de pardon envers les supporters. Laurent Blanc qui a bien connu cette ambiance marseillaise, sait à quoi s’attendre. "C’est particulier quand vous allez la-bas. Il y a de l’ambiance, de l’agitation, des gens qui aiment le foot. C’est un match extraordinaire à jouer. Ce sont ces matchs qu’il faut jouer. Si tous les matchs étaient comme ça en championnat, ce serait super."

A Lyon, les affiches contre l’OM ont tendance à transcender les joueurs qu’importe la dynamique. Sur les quinze dernières rencontres, le club des Bouches-du-Rhône ne s’est imposé qu’à une seule reprise. C’était en 2019, presque une éternité dans l’historique entre les deux clubs. Dimanche, tous les ingrédients seront réunis pour que cette rencontre soit une vitrine du championnat de France. Il y aura "la pression du résultat pour les deux équipes", le folklore dans les tribunes avec le retour certes minime des supporters lyonnais et cette petite pression qui se transforme en adrénaline une fois le coup d’envoi donné.


Blanc "a pris son pied dans l'ambiance marseillaise"


Passé pendant deux saisons à l’OM durant sa carrière de joueur, Laurent Blanc y a été champion et a disputé une finale de Coupe de l’UEFA. Si de l’eau a coulé sous les ponts depuis et qu’il a notamment entraîné l’ennemi parisien, le Cévenol connait l’atmosphère qui peut entourer cette rencontre. "C’est beau et quand j’étais joueur j’aimais beaucoup. J’espère que mes joueurs aussi autrement vous n’êtes pas fait pour faire une carrière au haut niveau. Mon passage à Marseille est un excellent souvenir. J’ai vécu dans cette ambiance et c’est magnifique, s’est-il remémoré. C’est exigeant parfois troublant mais c’est le pied. D’y jouer c’est une chose, d’y aller en tant qu’adversaire une autre mais c’est beau. Il ne faut pas avoir peur d’aller jouer à Marseille au contraire."

A Marseille, rien n’est comme dans le reste de la France. Dans le bon comme le moins bon. Mais l’ambiance électrique qui règnera au Vélodrome ne sera qu’une source de motivation de plus pour l’OL. Les Lyonnais sont prévenus mais, comme le dit si bien Aouar, "adorent jouer ce genre de matchs. Ce n’est pas le match de l’année mais celui avec le plus de ferveur." Aux Gones d’installer une nouvelle fois la clim dans l’enceinte marseillaise.

3 commentaires
  1. Philippeb - sam 5 Nov 22 à 10 h 01

    Je remarque que l'OM et l'OL ont des parcours pas si différents dans cette L1, mais décalés.
    Il font tous les deux un très bon début en points en rencontrant des équipes plutôt faciles. A l'issue de la 6eme journée Marseille a 16 points ( soit l'excellent ratio de 2.7 pts par match), l'OL n'a que 13 points mais avec un match en retard.
    La dégringolade arrive pour nous avec la défaite à Lorient pour ce match en retard suivi de 3 défaites ( dont Paris et Lens) pendant que l'OM continue sur sa lancée avec 2 victoires et un nul.
    La 10 ème journée représente le 2eme tournant puisque Bosz est viré après le nul contre Toulouse pendant que l'OM commence son chemin de croix en perdant contre Ajaccio.
    Ensuite l'OM aligne 2 défaites ( contre Paris et Lens) et un nul pendant que Laurent Blanc commence à remettre l'OL à son niveau avec 1 défaite puis 2 victoires.
    Donc des différences de style et aussi dans le fait que Marseille ait joué (et perdu) l'Europe, mais :
    - deux entraîneurs dogmatiques qui font passer leur concept avant leurs joueurs,
    - et des trous d'air décalés mais qui comprennent des défaites contre les deux leaders du moment, Paris et Lens.

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    1. OLVictory - sam 5 Nov 22 à 10 h 32

      Entre le 28 décembre et le 5 février, on va entrer de nouveau dans une série de 7 matchs plus abordables, il y aura de quoi espérer une belle série et une remontée au classement. Je pense qu'on peut viser un objectif de 15 à 18 points sur ces 7 matchs.

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    2. Juninho Pernambucano - sam 5 Nov 22 à 12 h 14

      Des similitudes en effet , et je partage la thèse des deux entraineurs dogmatiques cassant moralement certains joueurs de leur effectif .
      ( cf la prise de bec entre Boateng et le coach , ayant conduit à la mise au placard de celui ci )

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