Revenu de très loin face à la Juventus mercredi (3-3), l'OL Lyonnes a payé ses errements sur les transitions adverses. Une chose que le staff avait pourtant repérée.
Pour la première fois de l'exercice 2025-2026, l'OL Lyonnes n'a pas gagné. Et le couperet de la défaite est vraiment passé tout près, avec un 3-0 net après les 45 premières minutes en faveur de la Juventus Turin. Au-delà de recevoir une leçon de réalisme (trois frappes cadrées, toutes au fond des filets), les Rhodaniennes ont payé très cher leur attentisme dans un secteur de jeu clairement identifié.
Létales à la récupération du ballon, les Turinoises ont fait très mal à leur adversaire dans ce domaine. "Ce n'était pas une surprise, on savait de quoi elles étaient capables. C'est une très bonne équipe défensivement et sur les phases de transition, rappelait Jonatan Giráldez. Notre positionnement offensif en première période n'était pas bon. Nous avions les espaces pour jouer à l'intérieur, notamment derrière leur ligne de milieux de terrain, mais nous n'avons pas réussi à trouver Lily (Yohannes) ou Melchie (Dumornay)."
L'entraîneur avait alerté sur ce point avant le match
Le message a-t-il été bien transmis ? Car Korbin Shrader a confié que les Fenottes avaient été "surprises par la manière de jouer (des Italiennes). On doit être meilleures, surtout lors du premier acte, pour faire en sorte que des concurrents comme la Juventus ne puissent pas nous surprendre, a insisté la milieu de terrain américaine. Nous connaissons notre style et notre valeur, et je pense que ça ne peut qu'aller de mieux en mieux à partir de maintenant."
Pourtant, l'entraîneur espagnol avait déjà mis l'accent sur ce sujet précis en amont de la partie. "C'est une équipe qui travaille bien les transitions offensives comme elles ont pu le faire contre l’Atlético de Madrid (2-1). Elles ont un bloc défensif compact qui rend les opportunités difficiles", avait-il analysé mardi, au cours de la conférence de presse.
Possession stérile et passivité défensive
Sauf que sa formation est tombée dans le piège à cause d'un repli défensif défaillant, de beaucoup de passivité et d'une possession (75 %) trop stérile. Il fallait donc régler des choses en rentrant aux vestiaires. "On a raté notre première période. C'était important de revenir en seconde et on est très contentes d'avoir réussi à le faire. À la mi-temps, le coach nous a demandé de rester concentrées, d'avoir conscience qu'on pouvait gagner, et qu'on avait besoin de faire un résultat ici", a raconté Tabitha Chawinga, qui a ramené l'espoir avec sa réalisation (3-1, 60e).
En faisant entrer Alice Sombath et Korbin Shrader à la place de Tarciane et Lily Yohannes à la 46e, Jonatan Giráldez a appuyé sur les bons boutons. Globalement, les entrantes ont eu un impact très positif sur la suite. "Lorsqu'on perdait la balle, on souffrait sur les contres. Elles ont eu trois grosses occasions et marqué à trois reprises. C'est pourquoi nous avons essayé de changer de dispositif tactique afin de mieux attaquer, sachant qu'il fallait remonter ces trois buts, a-t-il détaillé. Je n'ai pas aimé ce qui s'est passé avant la pause, mais c'est le début de saison, c'est le moment d'avoir ce type de match."
Un avertissement pour la suite
L'avertissement a porté ses fruits, l'OL Lyonnes revenant à 3-3 à la 90e minute. Et il aurait pu l'emporter sans le hors-jeu de Jule Brand dans les ultimes instants. "Je suis très content de notre réaction et de la façon dont nous avons abordé le deuxième acte. C'est comme ça que nous devons jouer, a martelé le coach de 33 ans. Nous le savons déjà et je pense que ce sera une très bonne leçon pour l'avenir." Un petit dérapage dont il faudra effectivement tirer des conclusions pour la suite, dans cette quête de la convoitée Ligue des champions.

L'analyse est plutôt bonne. Yohannes et Heaps n'ont pas assez d'impact défensif dans ce type de matchs, surtout, elles sont bien trop peu mobiles pour gérer les transitions. On parle de l'absence de Damaris, c'est étonnant que son statut ait changé de la sorte, mais c'est également une joueuse peu mobile, je ne sais pas si elle aurait été bien utile dans ce match. La saison dernière, on bénéficiait surtout de Gilles qui a une bonne pointe de vitesse et couvrait les errements des autres. Cette saison, ce n'est plus le cas avec Engen, plus solide à la relance mais moins dans l'impact. L'un des rares matchs ou Vanessa a failli, c'était Arsenal, on a vu le résultat...
La rentrée de Shrader est essentielle. Elle ne fera pas tout bien, mais elle récupérera des ballons, et met l'impact que Heaps et Yohannes ne mettent pas. Yohannes est jeune, elle a le temps de se développer, par contre Heaps... Son manque de vitesse est rédhibitoire. Dans un gros match, il faut que Shrader joue avec elle pour couvrir. Et hier, sur la tête d'Heaps sur la barre, Ada et Diani sont absolument seules dans l'axe. En ajustant, c'est un but garantit.
Attention à bien analyser... En deuxième mi-temps, la Juventus ne jouait plus du tout dans le même système. En première mi-temps, c'était 4-5-1 avec un milieu en forme de muraille, et en deuxième, un 5-3-2 défensif. Donc Shrader n'était pas du tout dans les mêmes conditions que Yohannes. Néanmoins, Shrader est plus convaincante. Dans les gros matchs, il faut Heaps + Shrader en double pivot. Cela me paraît clair.
Beaucoup plus inquiétant que le milieu : la défense... Les débordements dans le dos sont malheureusement courants. On a l'impression que parfois, les joueuses ne réfléchissent plus et sont obnubilées par le ballon plus que la position des adversaires. En plus, elles sont globalement lentes. Et Endler n'est pas bien décisive...
Bon coaching en deuxième mi-temps mais mauvais en première. Ça arrive personne est parfait.
Deux choses importantes à régler :
-le positionnement de Selma, cette joueuse est devenue de plus en plus ingérable, ça en devient ridicule tellement elle est partout sauf pratiquement pas en défense.
-Tarciane, à un moment donné va falloir qu'il fasse le choix de la mettre remplaçante, ce n'est plus possible, elle a pas le niveau dans le haut niveau, en tout cas pour l'instant, faut qu'elle travail encore et encore si elle veut tenir la route un jour.
Qu'avez vous trouvez de significatif dans l'entame des fenottes ? moi rien de plus qu'une entame de L1 , même compo , même pressing la seule chose qui changeait c'est l'équipe en face , des adversaires inconnues , du jeu , un bloc compact haut mais pas du tout le bus , qui n'étaient pas là pour nous respecter comme c'est souvent le cas en L1 ......
On peut faire le constat que quand on met des guerrières ( Inès Shrader Horan Brand Diani Ada Dumornay ) qui ne sont pas la pour se faire les ongles , ça déménage ! .... ce qu'a subit Turin en 2éme , c'est pas du jeu mais une tornade , elles n'arrivaient plus à se sortir de notre pressing , plus non plus à se faire 3 passes d'affilées puis leur rentrée en vestiaire avec 3 buts d'avance me rappelle un certain match perdu des garçons .....
On a un gros effectif , certaines de mon point de vue doivent s'aguerrir a devenir des combattantes car trop tendres voir craintives devant l'impact physique à pouvoir intégrer une liste pour la LDC qui est d'un autre calibre, un coach aura beau leur décortiquer le jeu d'en face si il n'a pas des filles qui jouent avec un gros mental ça passera pas , car sur la pelouse le naturel revient au galop , il faut avoir une réactivité intelligente et une agressivité au dessus de la moyenne pour compenser ce que le coach n'a pas détecté dans les vidéos adverses.....
Son coaching réussi d'entrantes montre qu'il a amené plus d'agressivité a la récupération ce qui nous a permit de faire le siège dans les 30 mètres Turinois.....
J'en redemande de ce genre de 2éme mi temps.
Brand, Horan, des guerrières vraiment ? C'est surtout que lorsque tout va mieux qu'elles sont mieux.
Je suis nouveau sur ce site. Autant vous le dire tout de suite, ce qui m' intéresse c'est l' équipe féminine . Alors , à propos du match d' hier soir face à la Juve, la 1ère mi-temps m' a à peine surpris. Tant j' avais déjà remarqué les problèmes défensifs lorsque les fenottes dominent l' équipe adverse qui joue avec un bloc bas. Et hier soir, c' était le cas. Bien joli d' avoir 73 % de possession de balles, si on ne protège pas ses arrières . Et depuis le début de saison les lyonnesses prennent au moins un but contre le cours du jeu . Seulement la Juve ce n' est pas Montpellier ou même Marseille, et le coach italien a bien gagné la bataille tactique . J' oublie la 1ère mi-temps catastrophique , et je retiens la seconde où je salue le coaching de Giraldez qui a sorti Tarciane à la mi-temps pour faire entrer Sombath , qui mérite plus qu'une solution de remplacement , tant dans le couloir que dans l' axe, et ce , c'est valable à Lyon qu'en Equipe de France . Comme je n'aime pas accabler les joueuses, je salue ici leur caractère qui a bien failli leur donner la victoire qu'elles auraient méritée , pour leur façon de faire le jeu. Car, jouer contre un bloc bas, c'est très difficile . Néanmoins, il faudra retenir la leçon des erreurs, qui ont permis à l' adversaire de marquer un but ou.......trois .
Salut......tu trouves que c'était un bloc bas ? alors on a pas le même avis , moi j'ai vu un gros bloc monopolisant le milieu et d'où jaillissait des contres véloces mais qui n'avaient pas à faire 50 mètres pour amener le danger.
Sur la 2éme l'abnégation de nos joueuses les a acculé sur le tiers de leur terrain les faisant jouer par la force des choses en bloc bas.....
Lis sur le lien d'Isabielle la surprise de Shrader , qui elle aussi s'attendait à trouver un bloc bas , d'où une bonne stratégie du coach Turinois.....
Absolument. Comme je l'explique dans un message plus haut. La Juventus jouait en 4-5-1 en première mi-temps avec une muraille de 5 joueuses au milieu qui a complètement perturbé l'OL. Et en deuxième mi-temps, la Juventus était passée (pour son plus grand malheur) en 5-3-2. Complètement différent.