Moussa Dembélé et Djiku lors de Strasbourg – OL (Photo by Frederick FLORIN / AFP)

OL : toujours les mêmes maux

Encore accroché dimanche à Strasbourg, l’OL fait du surplace au classement et dans le jeu. Pourtant, le caractère montré pour revenir au score peut être un signe positif pour la fin de la saison.

Les semaines se suivent et se ressemblent malheureusement pour l’Olympique lyonnais. A chaque fois qu’une lueur d’espoir semble pointer le bout de son nez, la réalité de la saison lyonnaise reprend très vite le dessus. Dimanche, à Strasbourg, l’OL avait l’opportunité de se relancer dans son objectif d’Europe, en revenant à trois points de son adversaire du jour en cas de victoire. Une telle opportunité ne pouvait se laisser passer et pourtant les hommes de Peter Bosz ont trébuché devant (1-1). La faute notamment à des erreurs individuelles qui coûtent chères. Entre le but concédé contre West Ham et celui à la Meinau, l’OL donne l’impression d’aimer se tirer une balle dans le pied plutôt que de faire la course en tête. Si le club est aujourd’hui 10e du championnat, ce n’est pas pour rien.

"Ce sont les joueurs expérimentés qui font preuve de fébrilité alors qu’on les a recrutés pour qu’ils apportent un plus, a regretté Nicolas Puydebois, notre consultant, dans l’émission Tant qu’il y aura des Gones. Cette solidité, ce charisme sur lequel l’équipe aurait dû se reposer. Finalement, ce sont eux qui coûtent des points."

Contre Angers puis West Ham, Jérôme Boateng a été pointé du doigt. A Strasbourg, le manque de communication entre Léo Dubois, Tanguy Ndombele et Anthony Lopes a profité à Ibrahima Sissoko. Plutôt que de faire preuve d’unité, l’OL se saborde tout seul, à force de rester fixer sur ses principes peut-être pas en adéquation avec la qualité technique générale de l’effectif. Après le match de cette 31e journée de Ligue 1, Karl Toko-Ekambi n’avait pas hésité à pointer du doigt le côté "trop joueur" de l’équipe notamment défensivement face à l’urgence du résultat. Une pensée que partage Nicolas Puydebois.

"Aujourd’hui, on n’a pas de tauliers, de leaders. On pensait que Paquetá aurait pu l’être sur la durée mais on se rend compte qu’il s’éteint au fur et à mesure de la saison."

Et de poursuivre : "Dans chaque compartiment du jeu, il y a un attitude à avoir. Derrière, on ne prend pas de risques, une ou deux touches de balle sinon on dégage. Il faut savoir faire des relances mais pas à trois touches."


Des erreurs individuelles qui coutent chères


Depuis quelques rencontres, la défense est vue comme le talon d’Achille de la formation de Peter Bosz mais la fébrilité défensive n’est que le résultat d’un problème collectif. A Strasbourg, le milieu lyonnais a été étouffé par celui des Alsaciens. Avec un Paqueta en dedans physiquement depuis des semaines, l’absence de Maxence Caqueret se fait d’autant plus ressentir. Aujourd’hui, les efforts ne sont pas faits les uns pour les autres et l’équilibre lyonnais ne tient donc qu’à un fil. Ce fil est prêt à rompre sur la moindre petite erreur et les trois derniers matchs de l’OL l’ont démontré. 

"Ndombele a fait un très bon premier match et tout le monde s’est enflammé en se disant 'ca y est, Ndombele est de retour, la doublette avec Caqueret' et on s’aperçoit que le seul qui est indispensable dans ce milieu, c’est Maxence, poursuit l'ancien gardien de l'OL. Depuis sa blessure, on s’aperçoit que c’est lui qui est indispensable à cette équipe par ses performances, son attitude, son volume de jeu. Techniquement, c’est moins flamboyant qu’un Ndombele mais il nous permet de gratter des ballons au milieu."

Prônant un football total à son arrivée à Lyon, Peter Bosz a vite été rattrapé par la réalité. Entre tâtonnement de sa part et des joueurs qui ne semblent pas avoir le profil pour répondre à ses exigences de jeu, l’entraîneur néerlandais n’a pas eu toutes les cartes en mains. Il n’en est pas moins tout aussi responsable que ses joueurs. Contre Strasbourg, il avait enfin apporté du sang frais mais en alignant une défense 100% new-look, pas sûr que ce choix fut le plus pertinent avec des joueurs en manque de rythme. Mais, à l’image de son équipe, Bosz a réussi à s’ajuster avec notamment l’apport des entrants comme Romain Faivre, pendant une demi-heure. Trente minutes qui ont sonné comme un sursaut d’orgueil lyonnais. Peut-être bien là, l’un des rares motifs de satisfaction depuis trois matchs. 

"J’ai été agréablement surpris. Je ne m’attendais plus à ce que l’OL ait ce sursaut d’orgueil pour revenir, indique Nicolas Puydebois. On était plus proche du 2-0 pour Strasbourg et Pollersbeck nous maintient en vie. Donc j’étais plutôt content de voir qu’on avait eu cette volonté d’aller ramener un point malgré tout."

Par moment menés, d’autres rattrapés au score, les Lyonnais ont cette force mentale pour au pire limiter la casse. De la réaction plutôt que de l’action, c’est regrettable mais toujours mieux que d’être dans la fatalité.

14 commentaires
  1. Olyonn@is - mar 12 Avr 22 à 10 h 21

    Il me semble que c'est Dubois qui centre contre Strasbourg à la fin pour égaliser,il est souvent critiqué parfois à juste titre,mais je pense qu'il a un bon mental(contrairement à Aouar par exemple qui est vice capitaine).

    1. GoNL - mar 12 Avr 22 à 17 h 41

      Bien de le faire remarquer.
      Il est souvent médiocre à l’image de l’équipe, mais a des fulgurances qui ont beaucoup rapporté: le centre contre Strasbourg, une autre passe dé récemment, le but de fou contre Bordeaux l’an dernier.
      Pas facile d’être le capitaine de l’OL cette année, il a au moins le mérite de son implication.

  2. Kim Kallschtroumpf - mar 12 Avr 22 à 10 h 50

    Et c’est aussi Dubois qui centre sur ce qui aurait dû être l’égalisation par Dembélé avec son genoux barre.

  3. nono69 - mar 12 Avr 22 à 12 h 35

    Il faudra m expliquer comment m. Bosz peut mettre 2 défenseurs centraux qui n ont pas joué depuis plusieurs mois donc fatalement ils ont été en difficultés face à des stasbourgeois sincèrement largement prenable mais qUi jouent avec beaucoup de générosité et d envie ce qui manquent à nos joueurs et ça c est au coach de leur donner l envie de jouer et de gagner et dans un système adapté aux joueurs qu il entraîne !
    On va espérer sur l europa ligue ! Allez l ol

  4. OLVictory - mar 12 Avr 22 à 13 h 48

    On fera graver cette épitaphe sur sa tombe "toujours les mêmes maux".

  5. XUO - mar 12 Avr 22 à 14 h 00

    " Les mêmes mots, toujours les mêmes refrains
    Tu fais bla bla bla..... bla bla bla
    C'est ton défaut "

    1. OLVictory - mar 12 Avr 22 à 14 h 16

      paroles, paroles, paroles…

  6. Cicinho - mar 12 Avr 22 à 17 h 21

    L'ami Dubois n'est pas une assurance tout risque en défense, d'ailleurs à Nantes il était parfois aligné au milieu. Pour le reste, il manque 2 joueurs capables de mettre de l'intensité dans cette equipe : un profil défensif au milieu, capable de s'imposer physiquement et ratisser des ballons en faisant l'essui-glace devant la défense, et un profil offensif capable de mettre de la vitesse, de la percution et de la provocation.
    Combien d'attaques où les courses s'arrêtent ?

    1. dede74 - mar 12 Avr 22 à 17 h 38

      "Combien d'attaques où les courses s'arrêtent ?"

      Beaucoup trop ! on le dit et le répète depuis longtemps, les attaquants ne sont pas suivis, alors que font-ils, ils repassent le ballon derrière et, toute chance de pouvoir marquer, s'envole au gré du vent !
      C'est grave Docteur ?!!

      1. OL-91 - mar 12 Avr 22 à 18 h 07

        Non, si on se contente de la 10ème place.

  7. toinio - mar 12 Avr 22 à 22 h 03

    Abonnés au Groupama avec mon fils qui a 14 ans, quand on regarde un match de LDC (Real-Chelsea par exemple) ou dernièrement Man City - Liverpool, on a l’impression que ce n’est pas le même sport que quand on voit nos branques.

    Dimanche, mon fils a halluciné de voir Sadio Mane ou Mo Salah revenir et se battre tant qu’ils n’avaient pas regagné un ballon perdu quelques instants plus tôt, le tout à la 80eme minute.

    Il ne savait même pas que ça pouvait exister de tels comportements. Surtout venant de réelles stars (pas de pseudos etc etc…).

    Tout ça pour dire qu’on n’a même pas une équipe dans la réaction (combien de fois depuis au moins 8 ans on encaisse un but dans les 20 premières minutes) qui fait 1 mi temps sur 2.
    Maintenant, nos valeureux guerriers daignent jouer 1/2 heure et il faudrait que ça nous donne de l’espoir pour la fin de saison ( qui a de grandes chances d’être terminée dès jeudi 22h50) ?
    Pas pour moi.
    Ils n’ont pas de respect pour nous, je n’en ai pas pour eux.
    Et JMA, tais toi stp, tout ça est de ta faute : si tu arrêtais de mentir sur la réalité économique du club, je reprendrais mon bâton de pèlerin comme je l’ai fait dans les années de construction du stade et je soutiendrai avec conviction. Là, vous me dégoûtez tous.

  8. poussin - mer 13 Avr 22 à 5 h 35

    la vidéo d'ylias , elle pique les yeux !! c'est qui en rouge ?

    1. toinio - mer 13 Avr 22 à 6 h 09

      C’est horrible hein ?
      Voilà ce qu’on subit depuis bien trop longtemps.

    2. Darn - mer 13 Avr 22 à 7 h 41

      Nan mais franchement, ils n'étaient pas concentrés, c'est pas possible... Ils n'y étaient tout simplement pas !

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